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Histoire et généralités

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église de Venansault
Venansault

L’existence d’un édifice religieux est attestée depuis le Moyen-Age, qui ne fut moyen que dans son nom : L’érection d’une multitude d’abbayes, de cathédrales et d’églises date de cette période.

Les moines de St Norbert reçurent des terres données par le roi d’angleterre Richard Coeur de Lion en 1190. Ils bâtirent l’abbaye de Lieu Dieu non loin du village de La Génétouze, et desservirent les paroisses environnantes, dont Venansault où ils siégeaient. La pauvreté des terres les poussèrent à déplacer l’abbaye auprès de Jard-sur-Mer.

A l’embranchement de différents axes routiers au coeur du village, l’église se présente comme une nef unique avec clocher carré au sud.

Pour les anecdotes, il y eut un incendie en 1793 (période de la Terreur révolutionnaire), et en 1906 le 23 février le chargé d’inventaire des biens de l’Eglise se vit privé d’effectuer sa mission par des paroissiens... peu coopérants ! Siège tenu jusqu’au 21 novembre 1906 où l’état fit appliquer ses lois.

La façade du XII° siècle mais rénovée au XIX° offre aujourd’hui des figures surmontées de latinismes : « Opportet illum regnare » (il faut qu’Il règne) pour la tiare épiscopale coiffant le blason des symboles de l’étoile (foi), de l’ancre (espérance) et de l’Agneau (charité). A droite, c’est « Pastor pro grege » (pasteur de son troupeau) qui surplombe un blason figurant un bateau se guidant sur la lumière d’un phare. A côté, une croix et une lyre.

Une fois la porte principale franchie à l’ouest, l’église s’ouvre sur la nef dont un pilier porte le nom de l’architecte de la rénovation Joseph Libaudière (1893 et 1894) et de l’entrepreneur, Mr Eugène Chaillou. L’autre pilier énumère les ecclésiastiques en charge à l’époque.

Deux chapelles latérales dans les bras du transept sont dédiées l’une à la Vierge Marie l’autre à St Jean. Dans celle du Nord sous un ciel bleu et étoilé c’est Notre Dame de Lourdes qui conduit notre prière, et dans celle de St Jean les armes de Béraud de Montbail sont blasonnées sur la clef de voûte. Dans cette chapelle d’ailleurs les éléments architecturaux les plus anciens sont clairement visibles. La tradition romane ici présente sous la représentation de feuilles de chêne n’est pas sans rappeler le feuillage observable dans les ruines de l’abbaye des Fontenelles, ancienne route des Sables d’Olonne.

Dans le choeur dont le fond est en « cul-de-four » ouvert par des fenêtres ébrasées vers l’intérieur, les stalles et les boiseries de 1845 sont du sacristain Hillairet.

La tour clocher d’une dizaine de mètres fait sonner « Jeanne d’Arc Bernadette » (644 kg), « Pierre-Marie des Anges » et « Joseph ». L’artisan fondeur est Louis Bollée, exerçant à Orléans qui les achemina par voie ferrée jusqu’à la gare de la Génétouze.