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Cette église, aux allures du Sacré-Cœur de Montmartre, est née de la volonté des premiers habitants du quartier des Forges. C’est l’ensemble de cette histoire qui est ici résumée :

1900 : Mgr Deval, Archiprêtre de la ville, acquiert dans le quartier des Forges, un vaste terrain en vue d’y construire une église, un presbytère, une école…

1909 : Un quartier nouveau s’est couvert de maisons blanches et peuplé d’employés de chemin de fer, d’artisans, de commerçants qui demandent « une église et un prêtre ». Mgr Deval approuve, bénit l’entreprise ; un plan d’église est réalisé, la souscription est ouverte. « Cette église sera dédiée au Sacré-Cœur. » annonce-t-il.

1914 : Début de la « grande guerre » et son cortège de souffrance.

1917 : Le vœu de construire une basilique diocésaine. A un des moments les plus cruels de cette guerre, les élus du département (comme l’avaient fait, en 1872, ceux de Paris, lors de la guerre de 1870) pressent Mgr Lazare Garnier, Evêque de Luçon, de consacrer la Vendée au Sacré-Cœur pour se mettre sous sa protection. Le 18 avril, lors d’une grande célébration diocésaine en l’église Saint Louis, le prélat fit le vœu solennel d’ériger un édifice dédié au Sacré-Cœur quand la guerre aurait pris fin. Cet évènement est immortalisé par un vitrail placé à la chapelle St Lienne de l’église Saint Louis. La maquette offerte symboliquement est une reproduction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Où construire cette église ? Les autorités ecclésiastiques se souviennent d’un projet d’église aux Forges, à La Roche Sur Yon. Les travaux, arrêtés par la guerre, ne sont pas très avancés : les plans sont abandonnés et remplacés pour faire « Le Petit Montmartre » : Mgr Deval donne le terrain au diocèse. 1923-1927 : L’aspect « diocésain » fit que TOUS les Vendéens, de toutes paroisses ou communes, furent sollicités financièrement. Toutes les familles de donateurs connues furent consacrées au Sacré-Cœur et tous les diocésains furent invités aux célébrations : pose de la première pierre (1923) et inauguration (1927). Pour bien marquer le caractère « diocésain » de l’édifice, 4 écussons sont gravés dans la pierre au niveau de la tribune : celui de Fontenay, La Roche sur Yon, Luçon, Les Sables : Préfecture et ville où siège l’Evêque.

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A la fin de la guerre 14-18, la première partie de l’église (style néo-byzantin) est érigée. Faute d’argent pour continuer, un mur de parpaings fut construit en attente de la reprise des travaux de la nef. (La couleur des pierres donne une idée exacte des deux étapes de la construction complète).

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Cette partie d’église ne pouvait accueillir que très peu de personnes : les gens du quartier rappellent leur désir d’une église de quartier. Ainsi, laissant de côté le souhait d’une basilique diocésaine, on revient à un projet d’église paroissiale. Le quartier s’agrandit dans tous les sens, la population augmente.

4 juillet 1942 : Ordonnance de Mgr Cazaux qui érige l’église votive du Sacré-Cœur en église paroissiale.

1951-1959 : Reprise des travaux. Avec l’arrivée de M. l’abbé Jacques Ferry-Wilzeck, l’idée de la construction reprend : adieu la grandeur et le grand dôme, allons à l’utile. La vente des terrains entourant l’église va permettre les travaux. Pour y arriver les paroissiens se mettent à l’œuvre : beaucoup de bénévoles donnent de leur temps pour aider les professionnels. Les terrains ont été vendus à la ville qui aménage les rues Mermoz, Blériot et la Place Pêchereau. Des particuliers achètent les terrains et y bâtissent leur maison.

1959 : L’église du Sacré-Coeur dans son état actuel est mise en service.

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1959-1964 : Projet et réalisation des vitraux. La dernière tranche des travaux concerne les vitraux : ils ont été réalisés par M.Loire, maître verrier à Chartres (une explication est placée sous chacun d’eux).


Statue de Notre-Dame de Lourdes (1909)

Une paroissienne suggère de faire prendre possession du terrain par Marie. Une seconde souscription s’ouvre pour l’érection d’une statue restée longtemps à l’angle de la rue Guynemer et de la rue Mermoz, côté de la place Pêchereau ; elle est maintenant près des salles paroissiales.

La statue du Sacré-Cœur

Notre Sacré-Cœur, sculpté dans le cèdre a été placé à l’entrée du chœur, à gauche. Il est l’œuvre d’un certain M.Dubois et il remporta un premier prix à une exposition nationale d’art religieux tenue à Nantes. Cette statue avait été signalée par un moine artiste de Solesmes (d’où elle provient d’ailleurs). Elle a été offerte par une personne de la rue d’Aizenay qui a voulu garder l’anonymat.

Le dallage de marbre de l’allée centrale a été fait par un artisan du quartier.

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