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En arrivant de la place Napoléon, vous remarquerez le caractère monumental de cette église. Un peu d’histoire nous en donne raison.

Lorsque l’empereur décida de créer de toute pièce une ville nouvelle comme chef-lieu du département, le souci de donner toute leur place aux catholiques vendéens s’imposait. Si la cathédrale restait Luçon, « Napoléon » (telle était alors la dénomination de la ville) devait avoir la plus belle des églises de Vendée. Les directives venaient directement de Paris dont les ministères confiaient la réalisation aux ingénieurs des ponts-et-chaussées Vallot et Duvivier. Faute de crédits et après de nombreuses études, la construction s’étala de 1817 à 1829.

L’église fut consacrée le 3 novembre 1830 sous le vocable de Saint Louis, à l’époque où la ville se dénommait « Bourbon-Vendée ».

L’église est classée monument historique depuis 1982, et est en restauration. Elle reste un témoin de la modernité de l’époque « un espace vaste, largement éclairé, s’inspirant des grandes halles des basiliques antiques, propices aux rassemblements des foules nombreuses ». (A. Delaval).

ARCHITECTURE---- EXTÉRIEUR

En arrivant des Sables d’Olonne, par la rue Georges Clémenceau, l’église Saint Louis apparaît du fond de la place Napoléon, comme un édifice s’imposant aux allures de temple gréco-romain, avec ses façades et son portique à six colonnes, du type dit « dorique romain » par les constructeurs.

L’inspiration doit remonter à un style cher à la fin du 18 ème siècle, dont l’église parisienne de Saint Philippe du Roule est un des exemples majeur.

Notons que la pierre blanche de Taillebourg (Charente-Maritime) fut préférée au granit du pays.

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Construites au-dessus du portique, selon la tradition médiévale, deux-tours, rehausées de pilastres ioniques, surprennent sur cette façade, mais font partie désormais de l’horizon yonnais et de la structure de l’église.

L’église Saint Louis se présente comme un édifice rectangulaire de 72 mètres de long sur 25 mètres de large, auquel on a ajouté, en 1824, deux chapelles latérales pour parer au déversement des murs. C’est le plus vaste édifice religieux du département.


INTÉRIEUR célébration du centenaire du scoutisme

De la tribune de l’orgue à l’entrée, vous avez une vue d’ensemble sur l’aspect monumental de l’édifice, ainsi que sur les modifications réalisées en deux siècles.

    • LA NEF Tout d’abord, une nef centrale, impréssionnante par l’ampleur de ses proportions elle est séparée des deux collatéraux par 16 colonnes et 4 pilastres d’ordre « corinthien » soutenant un « entablement » qui se prolonge sur le pourtour du choeur. La voûte, en berceau, de 14 mètres de portée est en bois peint en trompe-l’oeil pour former caissons et rosaces.

Au fond se dresse l’autel de marbre blanc rehaussé d’ornements en bronze doré représentant l’Agneau mystique sur le livre aux 7 sceaux. Le tabernacle d’origine (actuellement dans les fonds baptismaux) est en bois de tilleul doré.

En 1875, pour rendre le choeur moins austère, un baldaquin de bois, porté par quatre colonnes de pâte imitant le marbre, est créé par le peintre Pizzi.

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célébration du centenaire du scoutisme

pour assurer la proximité de l’assemblée des fidèles réunis autour de l’autel, un nouveau choeur de célébration a été placé dans l’axe de l’église en février 1995.

Il s’inscrit harmonieusement dans l’architecture de l’édifice. par sa matière et ses proportions, il répond aux boiseries de la chaire, tout près, à celles des anciennes stalles, dans l’abside, et à celles des anciennes du grand orgue à l’entrée.

Les produits verriers, introduits dans ce nouveau mobilier allègent l’ensemble et permettent de garder intacte la perspective générale.

    • LES BAS-CÔTÉS

En empruntant les bas-côtés, vous pourrez admirer à la fois les grands tableaux du Chemin de Croix et les vitraux. Les 14 peintures du chemin de Croix ont été placés avant 1870. Si le style est plutôt académique, le travail demeure de qualité. Quant aux vitraux, ils furent exécutés entre 1872 et 1875 par les ateliers Lefebvre et Lusson de Paris. Jusque là, les verres blancs qui fermaient les fenêtres voulaient souligner la blancheur lumineuses de l’édifice.

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le programme des vitraux va donc changer du tout au tout le caractère de l’église, d’autant plus qu’ils se situent dans une perspective très colorée et dans un décor de renaissance. Quoi qu’il en soit, ils nous proposent un bel « évangile en images ».

En revenant à l’entrée de l’église, vous apprécierez plusieures peintures Sainte Madeleine au désert par AB Marquet, une copie du tableau de Forestier le christ guérissant un possédé, une copie de la mise au tombeau du Titien et Saint Charles de Borromée par Sotta. Ne manquez pas non plus l’hommage original rendu aux morts de la guerre 14-18 par André Astoul peintre vendéen.

A droite, en sortant, les fonds baptismaux où a été déposé le tabernacle d’origine en bois doré.

    • LES ORGUES

Un situé dans le choeur il a été construit à paris en 1884, c’est un Cavaillé-Coll. Il possède un clavier de 56 notes et 8 jeux, plus un bourdon ajouté en 1941.

En 1989 fut inauguré le grand orgue de la tribune, doté de 40 jeux répartis sur 3 claviers et pédalier. Il est l’oeuvre du facteur alsacien Yves Koening.