Autres articles dans cette rubrique

Accueil du site || Homélies || Homélies archivées- paroisse St Paul || A quoi ça sert le jeûne, le partage et l’aumône ?

Homélie Mercredi des Cendres Saint-Louis (paroisse)

Joël, 2,12-18 ; Ps 50(51) ; 2 Co 5,20-6,2 ; Mt 6,1-6. 16-18.

Enfants :

Pendant 40 jours, nous allons vivre le Carême, 40 jours où en famille, en Eglise, nous allons mieux vivre le jeûne, l’aumône ou le partage et la prière pour fêter d’un coeur léger, renouvelé la joie de Pâques, de Jésus ressuscité. A quoi ça sert le jeûne, le partage et l’aumône ? Pourquoi faire ça ? Jeûner, c’est se priver de quelque chose qu’on aime bien, qu’on croit indispensable : un peu de nourriture, des friandises, mais aussi un dessin animé, un jeu vidéo. Pourquoi se priver comme ça ? Pour mieux découvrir qu’il y a des choses essentielles pour vivre et grandir. En mangeant moins, on se rend compte que sans eau, sans manger, on mourrait. Mais aussi sans famille, sans amis, sans ce monde que Dieu nous donne, on ne pourrait pas vivre longtemps. Sans champ de blé, pas de farine, pas de pain ; sans la pluie, sans les sources, pas d’eau. Pour grandir, je ne peux pas être tout seul, isolé comme un égoïste. J’ai besoin des autres, j’ai besoin du monde que Dieu fait vivre. Déjà le jeûne m’ouvre à Dieu et aux autres. Voilà qui m’invite à leur dire merci d’être là.

L’aumône et le partage. Voilà qui m’ouvre vraiment aux autres. Plutôt que de garder les jouets dont je ne me sers plus, je peux les donner à d’autres qui n’en ont pas. Je peux aussi prêter mes jouets plutôt que de rester tout seul dans mon coin. Partager ça m’ouvre aux autres, je les accueille vraiment comme des frères, des soeurs. Avec eux j’aime mieux en donnant, en partageant.

Grâce à la prière, je m’ouvre à Dieu. Je le remercie pour la vie, je lui parle des gens que j’aime, de ceux que j’aime moins. Dans la prière, j’écoute ce que dit Dieu dans la Bible ; peu à peu je comprends combien il m’aime, combien il veut mon bonheur.

Ainsi en jeunant, en partageant, en priant, je découvre que le plus important c’est de vivre dans l’amour de Dieu et des autres. Et tout au long du Carême Jésus va nous apprendre à aimer vraiment, à aimer de tout notre coeur. Et nous serons prêts à redécouvrir la joie de vivre en baptisés, en vrais frères et soeurs et en vrais enfants de Dieu.

Homélie Mercredi des Cendres Saint-Louis (paroisse) Joël, 2,12-18 ; Ps 50(51) ; 2 Co 5,20-6,2 ; Mt 6,1-6. 16-18.

Quand Jésus revisite les pratiques juives du jeûne, de l’aumône et de la prière, il les inscrit dans une relation essentielle, la relation filiale au Père. Loin des honneurs humains ou mondains, loin du paraitre, ce qui est en jeu dans ce Carême, c’est notre relation au Père. Heureux-sommes nous de nous engager dès aujourd’hui sur ce chemin de renouvellement de cette relation filiale et donc de notre baptême. Toute notre démarche est orientée vers Pâques, comme le coeur de la foi, comme la source à laquelle nous désirons puiser pour tenir et grandir dans la foi, pour être pleinement renouvelés en communion avec celles et ceux qui recevront le baptême ici et à travers le monde. Comment réapprendre la vie filiale si nous ne nous mettons pas à la suite du Fils de Dieu, de Jésus en personne ? C’est par lui que nous apprenons sans cesse cette vie filiale qui ouvre à une fraternité nouvelle. Comment Le suivre sans l’écouter ? Comment la Parole va t’elle être au coeur de ce carême la source incontournable, la source vitale ?

Jour après jour, dimanche après dimanche, cette parole vient redire l’essentiel.

Appel dès ce jour à revenir de tout notre coeur. Appel adressé à chacun et à toute la communauté, à la paroisse que nous formons ou de la Mission étudiante dont vous êtes. Appel adressé à laisser la Parole éclairer toute notre vie dans toutes ses dimensions personnelles, familiales, professionnelles et sociales. Appel à nous laisser réconcilier, à accueillir la tendresse et la miséricorde du Père dans le sacrement du pardon pour mieux repartir d’un coeur neuf, pour mieux envisager l’avenir avec le regard d’esperance que Dieu porte sur nous.

Nous écouterons Jésus. Nous vivrons avec lui le combat spirituel propre à toute vie chrétienne. Avec lui, nous nous appuierons sur la parole. « Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Nous écouterons Jésus. Nous nous laisserons conduire avec lui sur la montagne pour une prière lumineuse, où il apparait transfiguré. Nous écouterons son Père « celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis tout mon amour, écoutez-le ». Nous écouterons le Fils.

Nous écouterons Jésus dialoguant avec la Samaritaine, avec chacun de nous, creusant la soif d’une vraie rencontre, d’une vraie source. « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit ’ Donne moi à boire, c’est toi qui lui aurait demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. » Parole qui se fait source jaillissante pour notre vie dans l’Esprit-Saint.

Nous contemplerons Jésus guérissant l’aveugle. Nous écouterons Jésus invitant l’aveugle-né et chacun de nous : « Va te laver à la piscine de Siloé » . Bain du baptême qui purifie et donne à voir, qui vivifie et donne à croire. Source encore.

Nous accompagnerons Jésus près de son ami Lazare, au tombeau déjà. Nous verrons Jésus pleurer. Et nous écouterons Jésus appeler Lazare et chacun de nous. ’ Viens dehors’ Sors de ton tombeau, de ton passé qui te retiens, de tes doutes mortels, de ton péché qui t’enferme si bien. Viens dehors, à la lumière, à la vie, à la foi. Viens suis-moi jusque dans ma propre Pâque pour avoir part à ma vie. Passion, mort et résurrection. Joie de Pâques. Source de Vie éternelle. Que ce carême soit pour nous un chemin vers la source.

JPG - 3.6 ko
Abbé François Bidaud