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Homélie Assomption SP SL 2011

Nous voici en fête. Heureux sommes-nous de méditer sur la vocation unique, exceptionnelle de Marie. Elle seule, conçue sans péché, grâce déjà au pardon des péchés gagné par son Fils, elle seule pouvait ainsi rejoindre le ciel, corps et âme sans connaitre la corruption, la décomposition du corps lié à la mort. Elle seule, ayant donné naissance au Fils de Dieu, elle seule, mère de Dieu pouvait être associée de manière la plus proche à la vie nouvelle du Ressuscité dans la gloire, dans la communion à la vie divine. Heureuse Marie, mais son bonheur, elle ne veut pas le garder pour elle. Dans cet évangile, la voici qui se met en route rapidement pour rejoindre Elisabeth, sa cousine, mais pas seulement sa cousine. Elisabeth est signe de ce peuple en attente, en espérance, d’une vie, d’une alliance renouvelée avec son Dieu. Marie porte en elle cette espérance accomplie. Elle se réjouit de sa mission si particulière. Oui, le seigneur fit pour elle des merveillres mais voici que sa prière s’élargit à ce peuple, mieux, à notre humanité en attente. Elle donne au monde Celui qui élève les humbles, celui qui comble les affamés. C’est dire que la vocation de Marie devient alors la notre. Baptisés, associés à la vie du Christ ressuscité, notre vie est orientée vers cette communion à venir, celle gloire des enfants de Dieu qui vivent dans la foi au Dieu Père dans l’Esprit-saint. Comment vivre déjà de cette vie à laquelle nous serons pleinement associés un jour ? En vivant comme Marie, à la suite du Christ. En vivant comme Marie : elle croit, elle aime, elle espère. Elle croit, elle fait confiance à la parole de l’ange à l’Annonciation. Elle fait confiance à la vie, elle porte la vie tout en accueillant Celui est la Vie, qui est Parole de Vie ; Elisabeth reconnait en Marie celle dont le bonheur se déploie en raison de sa foi en la Parole. Elle invite aux noces de Cana à cette foi : faites tout ce qu’il vous dira. Jusqu’où va notre confiance en cette parole, en Christ présent dans cet évangile ? Elle aime. Elle aime concrétement donnant son temps de femme enceinte pour aider trois mois durant Elisabeth jusqu’à la naissance de Jean. Elle aime, supportant les contraintes du voyage de Nazareth à Béthléem alors qu’elle va accoucher ; elle aime supportant l’épreivde de l’Exil avec Joseph poiur protéger l’enfant d’Hérode le tyran. Elle aimen attentive à ceux qui l’entourent, à ces convives d’un repas de noces où le vin viendrait à manquer. Elle aime, laissant son Fils vivre sa mission, s’étonnat qu’il puise dès ses douze ans échapper à la surveillance de ses parents. Elle aime dans un combat pour la vie, quand bien même les forces du mal voudraient dévorer l’enfant dès sa naissance. Elle se bat se laissant guider ai désert, dans la solitude où dieu aime à dse dire pour servir la vie. Elle aime, le coeur transpercé de douleur face à son Fils en croix. Fidélité d’un amour sans bruit, jour après jour. Jusqu’où sommes-nous prêts à aimer ? Elle espère. Elle espère dès son Magnificat. Elle sait que l’heure vient où dieu vient réalisqer sa promesse. Elle espère même au pied de la croix, acceptant d’être hébergé par le disciple pour qu’une vie nouvelle en Eglise soit donnée, pour qu’une maternité nouvelle lui soit confiée comme mission jusqu’à la fin des temps ; elle espère l’Esprit-saint consolateur ; elle espère sa force, son audace dans l’attente de la Pentecôte ; avec les jeunes réunis vers les JMJ, avec tous cles chrétiens à travers le monde, quelle espérance voulons-nous ofrir àce monde en attente ? Avec Marie, déployons notre baptême. Dans la foi humble, l’amour persévérant, et l’esperance audacieuse, nous gouterons au bonheur que Dieu nous prépare.

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Abbé François Bidaud